Accueil / Vétérinaire / Maladies et gènes
Pack Rottweiler : LEMP, DM exon 2, NAD, XL-MTM, JLPP et longueur du poil I
General · Chien
Panel multimaladies pour le Rottweiler regroupant six tests moléculaires : leucoencéphalopathie/leucoencéphalomyélopathie (LEMP, NAPEPLD), myélopathie dégénérative (DM exon 2, SOD1), dystrophie neuroaxonale (NAD, VPS11), myopathie myotubulaire liée au chromosome X (XL-MTM, MTM1), paralysie laryngée juvénile et polyneuropathie / vacuolisation neuronale et dégénérescence spinocérébelleuse (JLPP/NVSD, RAB3GAP1) et longueur du poil I (FGF5). Il associe des affections neuromusculaires et neurodégénératives graves à un marqueur de robe. Le test moléculaire est complémentaire de l'examen clinique et ne remplace pas le suivi neurologique.
Incidence
Race applicable : Rottweiler. DM exon 2 : la variante SOD1 est documentée chez le Rottweiler (OMIA:000263-9615 ; dépistage en élevage, PMID 37106965). NAD : fréquence allélique estimée à environ 2,3 % (Lucot 2018). LEMP, XL-MTM et JLPP/NVSD : cas décrits dans la race, sans fréquences populationnelles fiables (données limitées). Longueur du poil I : caractère morphologique ; le panel apporte peu d'informations dans les races à robe fixe comme le Rottweiler. Fréquences de porteurs par pays : données limitées.
Signes cliniques
- Tétraparésie spastique progressive, ataxie et diminution des réflexes proprioceptifs avec fonctions crâniennes relativement conservées (LEMP)\n- Parésie progressive des membres postérieurs avec atrophie musculaire et ataxie proprioceptive (DM)\n- Déficits posturaux, ataxie, hypermétrie, tremblement d'intention et nystagmus chez le jeune adulte (NAD)\n- Chiot mou néonatal : hypotonie, absence de réflexes, faiblesse respiratoire et retard de croissance (XL-MTM)\n- Ataxie progressive d'apparition juvénile, altération de la voix par paralysie laryngée, régurgitation et dysphagie (JLPP/NVSD)\n- Poil court ou long selon le génotype FGF5 — caractère morphologique, pas une maladie
Histoire
Les affections ont été caractérisées de manière indépendante. La DM canine a été liée à la variante de l'exon 2 de SOD1 (Awano 2009) et la variante est documentée chez le Rottweiler. La myopathie myotubulaire liée au chromosome X a été associée à MTM1 chez le Labrador retriever (Beggs 2010) ; en 2015, Shelton et ses collaborateurs ont décrit chez le Rottweiler une variante distincte dans l'exon 11 (c.1151A>C). La NAD du Rottweiler a été décrite cliniquement dans les années 80 et Lucot et ses collaborateurs (2018) ont identifié la variante faux-sens dans VPS11. La LEMP du Leonberger a été caractérisée (Oevermann 2008) et Minor et ses collaborateurs (2018) ont identifié dans NAPEPLD la variante du Leonberger et une autre distincte chez le Rottweiler et le Dogue allemand. La JLPP/NVSD du Rottweiler a été décrite dans les années 90 et Mhlanga-Mutangadura et ses collaborateurs (2016) ont identifié RAB3GAP1 c.743delC. La longueur du poil I est liée à FGF5 (Cadieu 2009).
Conseils d'élevage
- Génotyper les reproducteurs avant la saillie ; le panel couvre six affections/marqueurs sur un seul échantillon\n- Pour la LEMP, la DM, la NAD et la JLPP/NVSD (récessives) : ne pas accoupler deux porteurs — risque de 25 % d'homozygotes atteints ; un porteur peut être accouplé avec un animal indemne et la descendance destinée à l'élevage testée\n- Pour la XL-MTM (liée au chromosome X) : une femelle porteuse transmet la variante à 50 % des filles (porteuses) et à 50 % des fils (mâles atteints) ; ne pas accoupler les femelles porteuses et ne pas utiliser les mâles atteints comme reproducteurs ; privilégier les femelles indemnes\n- Pour la longueur du poil I : oriente la prévision de la robe ; c'est un caractère morphologique, pas un test de santé\n- Après un cas clinique confirmé, ne pas répéter l'accouplement parental et communiquer le statut à l'acheteur
Notes du spécialiste
Vérifier le panel exact proposé par chaque laboratoire, car tous n'incluent pas les six variantes pour le Rottweiler. La DM est un diagnostic d'exclusion : écarter la compression médullaire, la hernie discale et la néoplasie avant d'attribuer le tableau à SOD1. La XL-MTM est suspectée chez les chiots mâles présentant une faiblesse musculaire grave et se confirme par test moléculaire et biopsie musculaire (fibres de type I à noyaux centraux). La JLPP/NVSD est suspectée par un stridor laryngé et une régurgitation chez les jeunes ; le diagnostic différentiel inclut la paralysie laryngée idiopathique et d'autres polyneuropathies. La NAD et la LEMP sont des diagnostics par imagerie (IRM) et, le cas échéant, post mortem. La longueur du poil I n'est pas une maladie.
Références
1. Awano T et al. (2009). Genome-wide association analysis reveals a SOD1 mutation in canine degenerative myelopathy that resembles amyotrophic lateral sclerosis. Proc Natl Acad Sci U S A 106(8):2794-2799. PMID: 19188595
2. Coates JR et al. (2010). Canine degenerative myelopathy. Vet Clin North Am Small Anim Pract. PMID: 20732599
3. Beggs AH et al. (2010). MTM1 mutation associated with X-linked myotubular myopathy in Labrador Retrievers. Proc Natl Acad Sci U S A 107(33):14697-14702. PMID: 20682747
4. Shelton GD et al. (2015). X-linked myotubular myopathy in Rottweiler dogs is caused by a missense mutation in Exon 11 of the MTM1 gene. Skelet Muscle 5:1. PMID: 25664165
5. Snead EC et al. (2015). Clinical phenotype of X-linked myotubular myopathy in Labrador Retriever puppies. J Vet Intern Med 29(1):254-260. PMID: 25581576
6. Lucot KL et al. (2018). A missense mutation in the vacuolar protein sorting 11 (VPS11) gene is associated with neuroaxonal dystrophy in Rottweiler dogs. G3 (Bethesda). PMID: 29945969
7. Minor KM et al. (2018). Canine NAPEPLD-associated models of human myelin disorders. Sci Rep 8:5818. PMID: 29643404
8. Oevermann A et al. (2008). A novel leukoencephalomyelopathy of Leonberger dogs. J Vet Intern Med 22(2):467-471. PMID: 18371035
9. Hirschvogel K et al. (2013). Magnetic resonance imaging and genetic investigation of a case of Rottweiler leukoencephalomyelopathy. BMC Vet Res 9:57. PMID: 23531239
10. Mhlanga-Mutangadura T et al. (2016). A homozygous RAB3GAP1:c.743delC mutation in Rottweilers with neuronal vacuolation and spinocerebellar degeneration. J Vet Intern Med. PMID: 26968732
11. Mhlanga-Mutangadura T et al. (2016). A mutation in the Warburg syndrome gene, RAB3GAP1, causes a similar syndrome with polyneuropathy and neuronal vacuolation in Black Russian Terrier dogs. Neurobiol Dis. PMID: 26607784
12. Cadieu E et al. (2009). Coat variation in the domestic dog is governed by variants in three genes. Science 326(5949):150-153. PMID: 19713490
13. Housley DJ, Venta PJ. (2006). The long and the short of it: evidence that FGF5 is a major determinant of canine 'hair'-itability. Anim Genet 37(4). PMID: 16879338.
14. OMIA:001788-9615 (Leukoencephalomyelopathy, NAPEPLD-related); OMIA:002152-9615 (Neuroaxonal dystrophy, VPS11-related); OMIA:001970-9615 (Polyneuropathy, RAB3GAP1-related); OMIA:001508-9615 (Myotubular myopathy 1); OMIA:000263-9615 (Degenerative myelopathy); OMIA:000439-9615 (Hair, long).
2. Coates JR et al. (2010). Canine degenerative myelopathy. Vet Clin North Am Small Anim Pract. PMID: 20732599
3. Beggs AH et al. (2010). MTM1 mutation associated with X-linked myotubular myopathy in Labrador Retrievers. Proc Natl Acad Sci U S A 107(33):14697-14702. PMID: 20682747
4. Shelton GD et al. (2015). X-linked myotubular myopathy in Rottweiler dogs is caused by a missense mutation in Exon 11 of the MTM1 gene. Skelet Muscle 5:1. PMID: 25664165
5. Snead EC et al. (2015). Clinical phenotype of X-linked myotubular myopathy in Labrador Retriever puppies. J Vet Intern Med 29(1):254-260. PMID: 25581576
6. Lucot KL et al. (2018). A missense mutation in the vacuolar protein sorting 11 (VPS11) gene is associated with neuroaxonal dystrophy in Rottweiler dogs. G3 (Bethesda). PMID: 29945969
7. Minor KM et al. (2018). Canine NAPEPLD-associated models of human myelin disorders. Sci Rep 8:5818. PMID: 29643404
8. Oevermann A et al. (2008). A novel leukoencephalomyelopathy of Leonberger dogs. J Vet Intern Med 22(2):467-471. PMID: 18371035
9. Hirschvogel K et al. (2013). Magnetic resonance imaging and genetic investigation of a case of Rottweiler leukoencephalomyelopathy. BMC Vet Res 9:57. PMID: 23531239
10. Mhlanga-Mutangadura T et al. (2016). A homozygous RAB3GAP1:c.743delC mutation in Rottweilers with neuronal vacuolation and spinocerebellar degeneration. J Vet Intern Med. PMID: 26968732
11. Mhlanga-Mutangadura T et al. (2016). A mutation in the Warburg syndrome gene, RAB3GAP1, causes a similar syndrome with polyneuropathy and neuronal vacuolation in Black Russian Terrier dogs. Neurobiol Dis. PMID: 26607784
12. Cadieu E et al. (2009). Coat variation in the domestic dog is governed by variants in three genes. Science 326(5949):150-153. PMID: 19713490
13. Housley DJ, Venta PJ. (2006). The long and the short of it: evidence that FGF5 is a major determinant of canine 'hair'-itability. Anim Genet 37(4). PMID: 16879338.
14. OMIA:001788-9615 (Leukoencephalomyelopathy, NAPEPLD-related); OMIA:002152-9615 (Neuroaxonal dystrophy, VPS11-related); OMIA:001970-9615 (Polyneuropathy, RAB3GAP1-related); OMIA:001508-9615 (Myotubular myopathy 1); OMIA:000263-9615 (Degenerative myelopathy); OMIA:000439-9615 (Hair, long).
Tests inclus dans ce pack (6)
- Leucoencéphalomyélopathie (LEMP)
- Myopathie liée à l'X (XL-MTM)
- Myélopathie dégénérative canine exon 2 (toutes races)
- Dystrophie neuroaxonale (NAD) Rottweiler
- Paralysie laryngée juvénile et polyneuropathie (JLPP)
- Longitud y tipo de pelo (largo/corto; rizado/liso), SIN pelo duro y barbas
Prix: 126,89 € · Délai: 15 jours