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Épilepsie (Berger belge)
Neurologique · Chien
Épilepsie idiopathique/génétique du Berger belge (Malinois, Tervuren, Groenendael et Laekenois), avec des crises récurrentes sans cause structurelle identifiable. La prédisposition présente une composante héréditaire notable, mais elle est polygénique/complexe : aucun gène causal unique n'est connu. La gestion de l'élevage repose sur le phénotype et le pedigree plutôt que sur un test monogénique. Test complémentaire, non substitutif, de l'examen clinique.
Incidence
Race concernée : Berger belge (toutes les variétés). La prévalence de l'épilepsie idiopathique est élevée dans certaines lignées, mais aucune fréquence génétique par locus n'a été publiée pour la race (données limitées).
Signes cliniques
- Crises généralisées tonico-cloniques récurrentes\n- Crises focales avec ou sans généralisation\n- Signes postcritiques (désorientation, ataxie, léthargie)\n- Début typique entre 1 et 5 ans\n- Risque d'état de mal épileptique\n- Certains chiens présentant des crises en grappe (cluster)
Histoire
L'épilepsie idiopathique du Berger belge est reconnue depuis des décennies et se comporte comme un trait complexe à héritabilité notable. En 2012, Seppälä et ses collaborateurs ont identifié par GWAS un locus de risque sur le chromosome canin CFA37 du Berger belge ; des analyses longitudinales ultérieures chez le Tervuren ont décrit des loci de risque sur CFA14 et CFA37. L'étude de Beckers 2023, qui a décrit une variante du gène CCDC85A, a été réalisée chez le Dutch Partridge Dog (Drentsche Patrijshond), et non chez le Berger belge ; elle ne doit donc pas être extrapolée à cette race. Aucune variante unique à effet majeur utilisable en élevage n'a été identifiée.
Conseils d'élevage
- Ne pas élever avec des animaux atteints ni avec des antécédents familiaux clairs d'épilepsie\n- L'absence de test monogénique impose une sélection fondée sur le phénotype et le pedigree\n- Croiser des lignées à faible risque et enregistrer l'incidence des crises dans la descendance\n- Tenir compte de l'équilibre avec la diversité génétique de la race lors de la sélection\n- Écarter de l'élevage les animaux présentant un état de mal épileptique récurrent
Notes du spécialiste
Diagnostic différentiel avec l'épilepsie structurelle, métabolique ou toxique par IRM, analyses et EEG. Traitement par phénobarbital, imépitoïne, lévétiracétam ou bromure, avec un protocole spécifique pour l'état de mal épileptique. Documenter la fréquence, le type et l'âge d'apparition des crises pour guider la sélection.
Références
1. Seppälä EH et al. 2012, Identification of a novel idiopathic epilepsy locus in Belgian Shepherd dogs. PLoS One 7(3):e33549. PMID: 22457775. 2. Kinsey N et al. 2024, Idiopathic Epilepsy Risk Allele Trends in Belgian Tervuren: A Longitudinal Genetic Analysis. Genes (Basel) 15(1):114. PMID: 38255002. 3. Beckers E et al. 2023, Identification of a Novel Idiopathic Epilepsy Risk Locus and a Variant in the CCDC85A Gene in the Dutch Partridge Dog. Animals (Basel) 13(5):810. PMID: 36899667 (variante CCDC85A: corresponde al Dutch Partridge Dog, no al Pastor belga). OMIA:000344-9615.
Prix: 32,90 € · Délai: 7 jours