Détail du Test

Hyperekplexie (maladie du sursaut / startle disease)

Neurologique · Chien

Maladie neurologique héréditaire due à des défauts de la neurotransmission glycinergique inhibitrice dans le tronc cérébral et la moelle épinière. En réponse à des stimuli acoustiques ou tactiles soudains, les chiots présentent une hypertonie généralisée et des tremblements, avec conscience préservée. Une apnée et une mort néonatale sont possibles. C'est l'équivalent canin de l'hyperekplexie humaine (« startle disease »). L'hétérogénéité moléculaire est remarquable : des variants de SLC6A5 (transporteur présynaptique de la glycine GlyT2) ont été décrits chez le lévrier irlandais (Irish Wolfhound), le lévrier espagnol (Galgo español) et le Bobtail, et un variant de GLRA1 (sous-unité alpha-1 du récepteur postsynaptique de la glycine) chez le Berger australien miniature (Miniature Australian Shepherd) ; les Bergers américains miniatures et australiens n'ont été inclus que dans le criblage des races apparentées.
Mode de transmissionAutosomique récessive dans toutes les formes décrites (lévrier irlandais, lévrier espagnol, Bobtail/Old English Sheepdog et Berger australien miniature). Le test moléculaire doit être choisi selon la race (PMID 21420493 ; 30847549 ; 37222814 ; 40012122).
Gène / MutationHétérogène. SLC6A5 : microdélétion de 4,2 kb (exons 2-3, perte de fonction) chez le lévrier irlandais (PMID 21420493) ; délétion de 2 pb dans l'exon 9, p.(Ser460Phefs*47), chez le lévrier espagnol (PMID 30847549) ; c.1322del chez le Bobtail/Old English Sheepdog (PMID 40012122). GLRA1 : délétion de 36 pb à la jonction intron 1-exon 2 (skipping de l'exon 2 et arrêt prématuré) chez le Berger australien miniature (PMID 37222814).
PénétranceChez les homozygotes, expression dès la période néonatale chez le lévrier irlandais et le lévrier espagnol, avec une pénétrance élevée. Chez le Berger australien miniature, la ségrégation est complète dans les familles décrites, avec un début vers 6 semaines. La pénétrance n'est pas formellement quantifiée dans les sources ; les hétérozygotes sont des porteurs asymptomatiques (PMID 21420493 ; 30847549 ; 37222814).
Codezetj
Délai15 jours
Prix61,11 €

Incidence

Races atteintes : lévrier irlandais, lévrier espagnol, Berger australien miniature et Bobtail/Old English Sheepdog. Gill et al. (2011) ont confirmé l'hérédité récessive dans une portée de sept lévriers irlandais (deux atteints) et identifié 13 porteurs parmi des animaux apparentés (PMID 21420493). Chez le lévrier espagnol, le variant semble privé d'une seule famille (non retrouvé chez 34 lévriers non apparentés ni chez 659 chiens d'autres races). Chez le Berger australien miniature, 6 porteurs ont été trouvés parmi 127 chiens analysés en Allemagne ; les Bergers américains miniatures et australiens n'ont été inclus que dans le criblage (PMID 37222814). Chez le Bobtail/Old English Sheepdog, le variant SLC6A5 c.1322del a été décrit, avec 3 porteurs supplémentaires dans la race (PMID 40012122).

Conseils d'élevage

- Tester les reproducteurs avec le panel spécifique de la race avant la saillie : SLC6A5 pour le lévrier irlandais, le lévrier espagnol et le Bobtail ; GLRA1 pour le Berger australien miniature\n- Ne pas croiser deux porteurs du même variant : risque de 25 % d'homozygotes atteints dans chaque portée\n- Un porteur peut être croisé avec un animal indemne ; la descendance destinée à l'élevage doit être testée et les animaux indemnes sélectionnés en priorité\n- Face à un chiot présentant rigidité et tremblements à la manipulation, l'adresser en neurologie et demander un test génétique avant d'envisager tout croisement des parents\n- Ne pas répéter le croisement parental après un cas confirmé ; communiquer le statut à l'acheteur et enregistrer le résultat dans le pedigree\n- Rappeler que le bon test dépend de la race : utiliser le panel couvrant SLC6A5 et GLRA1 lorsque la race figure parmi celles à risque ou en cas d'ascendance mixte

Notes du spécialiste

Diagnostic différentiel avec les tremblements non hyperekplexiques du chiot (hypomyélinisation du Weimaraner et du Springer spaniel, myoclonie familiale du Labrador, dystonie/episodic falling du CKS), avec de véritables convulsions (la conscience est préservée dans l'hyperekplexie) et avec la myasthénie congénitale. Le tableau néonatal de rigidité au toucher et au bruit est très évocateur. La phénytoïne et, surtout, le clonazépam sont utiles dans l'hyperekplexie humaine en raison de leur effet GABAergique, mais la réponse chez le Berger australien miniature a été faible ; chez le lévrier irlandais et le lévrier espagnol, il est recommandé d'envisager un traitement symptomatique de soutien. Dans une portée comportant plusieurs chiots atteints, suspecter une hérédité récessive et ne pas répéter le croisement.

Références

1. Gill JL, Capper D, Vanbellinghen JF, et al. (2011) Startle disease in Irish wolfhounds associated with a microdeletion in the glycine transporter GlyT2 gene. Neurobiol Dis 43:184-189. PMID: 21420493
2. Murphy SC, Recio A, de la Fuente C, et al. (2019) A glycine transporter SLC6A5 frameshift mutation causes startle disease in Spanish greyhounds. Hum Genet 138:509-513. PMID: 30847549
3. Heinonen T, Flegel T, Müller H, et al. (2023) A loss-of-function variant in canine GLRA1 associates with a neurological disorder resembling human hyperekplexia. Hum Genet 142:1221-1230. PMID: 37222814
4. Boeykens F, Hermans M, Adant L, et al. (2025) A frameshift variant in the SLC6A5 gene is associated with startle disease in a family of Old English Sheepdogs. Anim Genet 56:e70003. PMID: 40012122

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