Détail du Test
APR par IFT122 (Chien finnois de Laponie / Chien de berger lapon)
Ocular · Chien
Forme d'atrophie progressive de la rétine (APR) à début tardif due à une variante du gène IFT122, qui code une protéine du complexe de transport intraflagellaire IFT-A, essentielle au maintien du cil connecteur et à la fonction des photorécepteurs. Elle a été décrite initialement chez le Chien de berger lapon (Lapponian herder) puis la même variante a été identifiée chez le Chien finnois de Laponie (Finnish Lapphund), race apparentée, avec une fréquence de porteurs d'environ 12 %. La causalité chez le Finnish Lapphund est encore en cours d'élucidation, de sorte que l'interprétation du test dans cette race demande de la prudence.
Incidence
Races atteintes : Chien de berger lapon (Lapponian herder) et Chien finnois de Laponie (Finnish Lapphund). Chez le Finnish Lapphund, la fréquence de porteurs de la variante IFT122 était de 12 % (68/577). Chez le Chien de berger lapon, aucune grande série avec une fréquence allélique fiable n'a été publiée ; considérer « données limitées ». La variante n'a pas été trouvée dans les autres races analysées.
Conseils d'élevage
- Tester les reproducteurs de Chien de berger lapon et de Chien finnois de Laponie avec le test IFT122 c.3176G>A avant la saillie\n- Chez le Chien de berger lapon, où la causalité est mieux établie, ne pas accoupler deux porteurs : risque de 25 % d'homozygotes potentiellement atteints\n- Chez le Chien finnois de Laponie, gérer le résultat avec prudence : éviter l'accouplement de deux porteurs par précaution, mais rappeler que la causalité clinique dans la race n'est pas confirmée et qu'un homozygote ne développera pas nécessairement une APR\n- Un porteur peut être accouplé à un indemne ; la descendance destinée à l'élevage doit être testée et l'indemne choisi de préférence, en remplaçant progressivement le porteur sans réduire le pool génique\n- Compléter le test génétique par un examen ophtalmologique annuel des reproducteurs : un résultat IFT122 négatif n'exclut pas d'autres formes d'APR dans la race (PRCD, BEST1, et des formes encore à caractériser)\n- En cas d'APR chez un Finnish Lapphund sans variante PRCD, ne pas l'attribuer automatiquement à IFT122 : envisager l'existence d'autres causes génétiques à identifier
Notes du spécialiste
Diagnostic différentiel avec d'autres formes d'APR décrites chez le Chien de berger lapon et le Finnish Lapphund (PRCD, cmr3 par BEST1) et avec des APR de causes non génétiques (uvéite chronique, glaucome, toxiques, carence nutritionnelle en vitamine E). L'ERG montre une atteinte précoce des bâtonnets (cécité nocturne initiale). Chez le Finnish Lapphund, l'interprétation du test IFT122 doit être prudente : informer le propriétaire qu'un homozygote ne développera pas nécessairement une APR et que la relation génotype-phénotype dans la race est à l'étude. L'identification d'IFT122 comme nouveau gène de rétinite pigmentaire présente un intérêt translationnel, car elle ouvre la voie à l'étude d'IFT122 chez des patients humains atteints de RP de cause moléculaire non élucidée.
Références
1. Kaukonen M, Pettinen IT, Wickström K, Arumilli M, Donner J, Juhola IJ, Holopainen S, Turunen JA, Yoshihara M, Kere J, Lohi H (2021) A missense variant in IFT122 associated with a canine model of retinitis pigmentosa. Hum Genet 140:1569-1579. PMID: 33606121
2. OMIA:002320-9615. Retinal atrophy, progressive, IFT122-related in Canis lupus familiaris. https://omia.org/OMIA002320/9615/
2. OMIA:002320-9615. Retinal atrophy, progressive, IFT122-related in Canis lupus familiaris. https://omia.org/OMIA002320/9615/